lundi 30 juin 2008

Le dilemne du pirate (et comment le résoudre).

Les pirates sont innovants, ils mettent en évidence les problème du marché et montrent la voie à de nouveaux business models. Malgré tout, ils restent souvent taxés de voleurs.

Par Matt Mason.

Matt Mason, journaliste, est l’auteur du livre The Pirate’s Dilemma : How Youth Culture Is Reinventing Capitalism (Le dilemme du pirate : comment les jeunes réinventent le capitalisme), publié en 2008 chez Free Press.

Tout comme la lumière, qui existe tant sous forme d’ondes que de particules, rend perplexes les scientifiques, l’information semble nous rendre de plus en plus perplexes. L’information devient en même temps moins chère et plus coûteuse. Et il semblerait que nombre d’entre nous, et notamment ceux qui possèdent ou contrôlent une grande partie de l’information, ne comprennent plus comment l’observer ni l’utiliser.

Nous vivons dans un monde où une entreprise peut légalement breveter les cochons, ou tout autre entité vivante à l’exception de l’être humain, mais où copier sur disque dur un CD que vous avez acheté est considéré comme une violation des droits de quelqu’un d’autre. Un monde où un bon père de famille pourrait devoir plus de 12 millions de dollars d’amendes par jour s’il était attaqué à chaque fois qu’il contrevenait accidentellement à la loi sur les droits d’auteurs. Une société où il est normal que chacun de nous soit bombardé par 5000 messages publicitaires par jour, généralement sans permission, mais où créer une œuvre d’art et la montrer soi-même au public sans autorisation peut mener en prison. Ce texte ne traite pas seulement des avantages et des inconvénients du partage de fichiers, mais surtout d’une espèce entière qui perd son sens des réalités, qui n’arrive plus à comprendre le potentiel de l’une des ses plus précieuses (et pourtant l’une des plus abondantes) ressources.

Nous sommes nombreux à nous demander si nos idées comptent comme de l’information ou comme une propriété. Quand nous avons une nouvelle idée, deux forces opposées sont à l’oeuvre. Nous pensons d’un côté à comment faire connaître cette idée, mais de l’autre nous nous demandons aussi comment en profiter. Nous voulons répandre nos idées comme des informations, mais aussi les capitaliser comme de la propriété intellectuelle. C’est ce problème de l’information que je nomme le dilemme du pirate.

La première chose à comprendre est que la décision de partager « notre » information ne « nous » revient pas toujours. Si une entreprise pharmaceutique décide de ne vendre ses médicaments contre la malaria et les anti-rétroviraux contre le Sida qu’à un prix trop élevé pour les citoyens d’un pays en développement, alors ce pays peut décider d’ignorer la protection des brevets et fabriquer ses propres copies pirates des médicaments afin de sauver des vies. Si une industrie dépendant de l’information physique, de la distribution limitée et de la rareté artificielle décide d’ignorer des méthodes plus efficaces de distribuer sa propriété, alors les pirates se faufileront dans la brèche et mettront en évidence le fait qu’il existe de meilleures manières de faire les choses.

Certains des plus grands innovateurs américains ont d’abord été considérés comme des pirates. Quand Thomas Edison a inventé le phonographe, les musiciens l’ont taxé de pirate tentant de voler leur travail et de saccager l’industrie des concerts. Puis fut instauré ce que nous appelons aujourd’hui l’industrie du disque : un système permettant de payer des royalties aux musiciens. Par la suite, Edison inventa le kinétographe et réclama des royalties à tous ceux utilisant sa technologie pour faire des films. Cela força un groupe de réalisateurs pirates, dont l’un se prénommait William, à quitter New-York pour ce qui était alors encore le Far West. Ils y prospérèrent sans payer de royalties jusqu’à l’expiration du brevet d’Edison. Aujourd’hui, ces pirates continuent d’opérer de là-bas, quoique légalement, dans la ville qu’ils ont fondé : Hollywood. Le nom de famille de William ? Fox.

Le piratage est à la pointe de l’innovation, une innovation qui passe par tous les moyens nécessaires. De grands oligopoles contrôlent la plupart de nos industries et de nos gouvernements. Six entreprises contrôlent la majeure partie de ce que nous voyons et entendons. Selon les chiffres de la Banque mondiale en 2007, environ deux tiers des 150 plus grandes économies ne sont pas des nations, mais des multinationales. Nous savons tous que le système ne fonctionne pas vraiment comme prévu, mais nous continuons de penser que ce système inefficace représente « le libre échange ». Les pirates détruisent les systèmes inefficaces. Ils suppriment l’ordre et créent un chaos à court-terme. Mais le résultat à long terme du piratage à grande échelle est souvent un meilleur système, une façon plus efficace de faire les choses. Les pirates ont utilisé le chaos pour créer une grande partie des ordres établis aujourd’hui, et maintenant que ces industries deviennent à leur tour inefficaces avec les nouvelles technologies, le chaos apparaît de nouveau.

Pour une grande partie d’entre nous, du PDG à l’artiste inconnu, dans la santé et l’éducation comme dans les loisirs, se pose le problème de voir sa propriété intellectuelle partagée par d’autres sans permission. Cela implique un changement d’attitude : parfois, le piratage n’est pas le problème, mais la solution. En fait, le piratage est un signal pour le marché, un avertissement précoce, qui reste trop souvent ignoré par les industries existantes. Que nous soyons des pirates ou des professionnels, nous nous faisons concurrence dans le même domaine.

Quand les pirates pénètrent sur notre marché, nous avons deux choix : nous pouvons porter plainte contre eux ou espérer qu’ils partiront d’eux-mêmes. Parfois, c’est la meilleure chose à faire. Mais que faire dans le cas où ces pirates créent d’une certaine manière une valeur ajoutée pour notre société ? Si ces pirates font réellement quelque chose d’utile, les gens vont les soutenir et le bras armé de la loi ne fera plus effet. Qu’importe le nombre de personnes attaquées en justice, les pirates continueront de revenir et de se multiplier. Et il faut voir la vérité en face : si les procès deviennent un élément essentiel de votre business model, alors vous n’avez plus de business model. A moins d’être un avocat.

Car dans ces cas-là, les pirates ne font que souligner une meilleure façon pour nous de faire les choses. Ils trouvent les failles hors du marché et de meilleures manières pour que la société fonctionne. Dans ces situations, la seule façon de combattre le piratage est de légitimer et de légaliser de nouvelles innovations, afin de concurrencer les pirates sur le marché. Une fois le nouveau marché légitimé, de nouvelles opportunités se créent pour tout le monde. C’est de cette façon que la télévision par câble a débuté. C’est pour cette raison que de nombreux médicaments sont vendus à des prix suffisamment bas pour que les gens dans le Tiers-Monde puissent les acheter. Et c’est ainsi que de nombreuses autres nouvelles opportunités se créent aujourd’hui. Les pirates nous proposent un choix. Nous pouvons soit les combattre au tribunal, soit leur rendre coup pour coup sur le marché. Leur faire concurrence ou pas, telle est la question. Tel est le dilemme du pirate.

Texte publié à l’origine sur le site TorrentFreaks, en Creative Commons Attribution-Share Alike. Traduction Sébastien Delahaye pour Ecrans.fr
Source: http://www.pascalrobin.com/blog/index.php?2008/01/15/77-le-dilemne-du-pirate-et-comment-le-resoudre

lundi 23 juin 2008

Et si l'Electricité virait au Net

L'électricité qui alimente nos maisons provient souvent de la grosse centrale la plus proche...
Et si demain elle venait de chez mon voisin, mieux de chez moi!

Ca m'en a tout l'air possible quand on voit qu'une éolienne à venir promet de produire pour moins cher que l'EDF ricain.

Eolienne Skystream 3.7 Injection réseau
Eolienne AT623

On se prend à rêver de voir s'évanouir la facture EDF.
A la manière dont Internet fonctionne et l'information y circule, on
devrait se demander si notre réseau électrique ne serait pas mieux
décomposé en millions de sources de courant?
Le réseau deviendrait fiable car à sources d'énergie multiples...

Actuellement le problème c'est d'avoir le droit de se brancher au réseau national.
Actuellement, on a le choix entre:
- installer un pack de batteries et siroter son jus tout seul... Bcp de plomb ;(
- revendre son jus à EDF qui demande des installations à plusieurs milliers d'Euros: trop cher et compliqué!

L'alternative, trouver un moyen de connecter facilement ses sources d'énergies (éolien, solaire) à sa prise EDF pour laisser le courant fluctuer en fonction de la consommation de ses appareils. Plus ou moins assité par le réseau général, on consomme ou produit en fonction du vent et de ce qu'on fait.

On prône les problèmes techniques ou la dangerosité de l'aventure, mais raccorder une éolienne ou toute autre source de courant au réseau est possible!
Beaucoup essaye en inversant un onduleur d'ordinateur, en faisant marcher un moteur en générateur...
http://www.abcelectronique.com/forum/archive/index.php/t-5817.html
http://www.econologie.com/forums/faire-tourner-le-compteur-electrique-a-l-envers-par-1-eolien-vt1998.html
http://www.yourgreendream.com/index.php

En tout cas, je rêve qu'on arrive un jour à tous devenir participant au monde plutot que simples consommateurs!
A suivre...

lundi 2 juin 2008

Expérience sur les réseaux wifi mesh

Le principe du réseau maillé (mesh network) est que toute machine connecté à ce type de réseau peut être consommateur ou producteur de ressources. Comme ça on peut partager des fichiers, des connexions internet.

Quoi on peut mutualiser des connexions internet? Oui, le mesh publiera l'IP de tous les noeuds ayant un accès au net pour en faire bénéficier ceux qui n'en ont pas.
Et vive le partage entre voisins pour dépanner celui dont l'adsl ne marche plus, ou qui attend toujours son abonnement...



Pour procéder, nous allons utiliser une fonera avec sa fontenna (Magnifique petit routeur wifi bon marché mis au point par Fon). On va en remplacer le firmware pour y mettre un merveilleux OpenWRT Kamikaze!
Qui lui saura faire tourner OLSR, un protocole de gestion de réseaux mesh...
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| |.-----.-----.-----.| | | |.----.| |_
| - || _ | -__| || | | || _|| _|
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|__| W I R E L E S S F R E E D O M
KAMIKAZE (7.09) -----------------------------------


1) Débloquer la Fonera:

a- Downgrader le firmware
ATTENTION: Toute cette manipulation doit être faite avec la Fenora non connectée à Internet !

* Lorsque la Fonera est sous tension, appuyer pendant 30 secondes sur le bouton reset.
* Après les 30 secondes mettre la Fonera hors-tension (tout en gardant le bouton enfoncé).
* Ensuite remettre la Fonera sous-tension et ne lacher le bouton reset que lorsque les lumière 'Internet' et/ou 'WLAN' commencent à s'allumer.


Après cela normalement, le firmware doit être dans les 0.7.1 rA (ou A est compris entre 1 et 5. Généralement il descend jusqu'à la révision 2).

b- Utiliser l'exploit de Kolofonium
source: http://stefans.datenbruch.de/lafonera/#kolofonium

Démarrer la fontera sans la raccorder à internet. Se connecter en wifi à "MyPlace" (la clef est notée sous le boitier). Puis, changer les paramètres comme indiqué:

Dans l'interface de gestion de la Fonera (interface Web) passer en ip statique (Advanced -> Network settings) et changer :

* l'addresse ip et la passerelle de tel sorte que la Fenora puisse avoir accès à Internet [192.168.202.100 / 255.255.255.0 | 192.168.202.1]
* le serveur DNS à 88.198.165.155 (serveur mis en place par Kolofonium: un faux serveur DNS qui reconfigure le Fonera et lance dropbear au lancement de Chilispot)
* Valider et faire un hard-reboot de la Fenora (mise hors-tension puis mise sous-tension) en la branchant à votre réseau.


Lorsque la Fenora a redémarré il est possible de se connecter en SSH (via la liaison WIFI, donc attaché au SSID MyPlace avec le numéro de série comme Clé) sur l'adresse 192.168.202.100 (login: root, pw: admin)

fred@kirikou:~$ ssh root@192.168.202.100
BusyBox v1.1.3 (2006.09.11-19:54+0000) Built-in shell (ash)
Enter 'help' for a list of built-in commands.
Fonera Firmware (Version 0.7.0 rev 4) -------------
* Based on OpenWrt - http://openwrt.org
* Powered by FON - http://www.fon.com
---------------------------------------------------
root@OpenWrt:~# echo "alias ll='ls -al'" >> /etc/profile
root@OpenWrt:~# mv /etc/init.d/dropbear /etc/init.d/S51dropbear


Ensuite ajouter à /etc/firewall.user
iptables -t nat -A prerouting_rule -i $WAN -p tcp --dport 22 -j ACCEPT
iptables -A input_rule -i $WAN -p tcp --dport 22 -j ACCEPT
iptables -t nat -A prerouting_rule -i $LAN -p tcp --dport 22 -j ACCEPT
iptables -A input_rule -i $LAN -p tcp --dport 22 -j ACCEPT

Et voila! On va pouvoir jouer avec...
SSH est ouvert!

Mais Redboot (http://wiki.openwrt.org/OpenWrtDocs/Hardware/Fon/Fonera) ne l'est pas forcément également et nous allons rentrer par là...

Lancer un dmesg et repérer la ligne "RedBoot config":
<5>Creating 6 MTD partitions on "spiflash":
<5>0x00000000-0x00030000 : "RedBoot"
<5>0x00030000-0x00720000 : "rootfs"
<5>0x00730000-0x007e0000 : "vmlinux.bin.l7"
<5>0x007e0000-0x007ef000 : "FIS directory"
<5>0x007ef000-0x007f0000 : "RedBoot config"
<5>0x007f0000-0x00800000 : "board_config"


En comptant de 0, noter son numéro (ici 4),
puis faites en adaptant:
root@OpenWrt:/# cat /dev/mtd/4ro > /tmp/redboot_config
root@OpenWrt:/# strings /tmp/redboot_config
root@OpenWrt:/# cd /tmp
root@OpenWrt:/# wget http://ipkg.k1k2.de/hack/openwrt-ar531x-2.4-vmlinux-CAMICIA.lzma
root@OpenWrt:/# mtd -e vmlinux.bin.l7 write openwrt-ar531x-2.4-vmlinux-CAMICIA.lzma vmlinux.bin.l7
root@OpenWrt:/# reboot
root@OpenWrt:/# cd /tmp
root@OpenWrt:/# wget http://ipkg.k1k2.de/hack/out.hex
root@OpenWrt:/# mtd -e "RedBoot config" write out.hex "RedBoot config"
root@OpenWrt:/# reboot


Enfin redboot devrait être joignable par le port 9000 au démarrage...

2) Installer OpenWRT:

Eteindre la Fonera. La rebrancher sur son ordinateur
Télécharger http://download.berlin.freifunk.net/fonera/ap51-flash-1.0-42 (Parcourir le site pour une version (windows))
Télécharger la dernière version d'openwrt pour cette plateforme:
http://downloads.openwrt.org/kamikaze/7.09/atheros-2.6/openwrt-atheros-2.6-root.squashfs
http://downloads.openwrt.org/kamikaze/7.09/atheros-2.6/openwrt-atheros-2.6-vmlinux.lzma

Ensuite lancer
$ chmod 755 ap51-flash-1.0-42
$ sudo ./ap51-flash-1.0-42 eth0 ./openwrt-atheros-2.6-root.squashfs ./openwrt-atheros-2.6-vmlinux.lzma

Terminé!!! Voila OpenWRT Kamikaze 7.09 installé sur la Fonera ;)
Son adresse IP sera par défault 192.168.1.1

3) Configurer le noeud (ex: ETOILE3)

a- Changer le mot de passe:

root@OpenWrt:/# telnet 192.168.1.1
root@OpenWrt:/# passwd


b- Changer le hostname:


root@OpenWrt:/# uci show system
root@OpenWrt:/# uci set system.cfg1.hostname=ETOILE3
root@OpenWrt:/# uci commit


c- Modifier network et wireless config:

root@OpenWrt:/# vi /etc/config/network
# Copyright (C) 2006 OpenWrt.org

config interface loopback
option ifname lo
option proto static
option ipaddr 127.0.0.1
option netmask 255.0.0.0

config interface lan
option ifname eth0
option proto dhcp
option ipaddr 192.168.203.1
option netmask 255.255.255.0
option gateway 192.168.10.254

config interface wlan0
option ifname ath0
option proto static
option ipaddr 192.168.103.1
option netmask 255.255.255.0

config interface wlan1
option ifname ath1
option proto static
option ipaddr 10.97.2.3
option netmask 255.255.255.0

root@ETOILE3:~# vi /etc/config/wireless
config wifi-device wifi0
option type atheros
option channel 11
option diversity 0
option txantenna 1
option rxantenna 1
option agmode 11bg
option mode '11bg'
option disabled '0'

config wifi-iface
option device wifi0
option network wlan0
option mode ap
option ssid ETOILE3
option encryption 'psk'
option wpa_crypto 'tkip'
option password 'xxxxxxxxxx'
option hidden '0'
option isolate '0'
option txpower '18'
option bgscan '0'
option wds '0'
option key 'xxxxxxxxxx'

config wifi-iface
option device wifi0
option network wlan1
option mode adhoc
option ssid olsr.zicmama.com
option hidden '1'
option encryption none
option bssid ca:fe:ca:fe:ca:fe
option isolate '0'
option bgscan '0'
option wds '0'

d- Ajouter les packages olsr et x-wrt, les configurer:

echo "src X-Wrt http://downloads.x-wrt.org/xwrt/kamikaze/7.09/atheros-2.6/packages" >> /etc/ipkg.conf
ipkg update
ipkg install olsrd olsrd-mod-bmf olsrd-mod-dot-draw olsrd-mod-dyn-gw olsrd-mod-httpinfo olsrd-mod-nameservice webif
hostapd-mini
# autostart olsrd
ln -s /etc/init.d/olsrd /etc/rc.d/S70olsrd

root@ETOILE2:~# vi /etc/firewall.user
#!/bin/sh

# Copyright (C) 2006 OpenWrt.org

iptables -F input_rule
iptables -F output_rule
iptables -F forwarding_rule
iptables -t nat -F prerouting_rule
iptables -t nat -F postrouting_rule

# The following chains are for traffic directed at the IP of the
# WAN interface

iptables -F input_wan
iptables -F forwarding_wan
iptables -t nat -F prerouting_wan

# Does anyone have a command to get the name of the WIFI interface on Kamikaze so
# that it doesn't have to be hard-coded here? This is a bit sloppy it seems.
WIFI=ath1

## -- This allows port 22 to be answered by (dropbear on) the router
iptables -A input_wan -p tcp --dport 22 -j ACCEPT

# Allow connections to olsr info port.
iptables -A input_wan -p tcp --dport 1979 -j ACCEPT

# OLSR needs port 698 to transmit state messages.
iptables -A input_rule -p udp --dport 698 -j ACCEPT

###################################################################
### START Rules that allow forwarding from one network to another.
### Rules based on openwrt wiki page:
### http://wiki.openwrt.org/OlsrMeshHowto
###################################################################
# Debugging... do we have WIFI, LAN and WAN appropriately defined?
# These values are passed to us from /etc/init.d/firewall, which
# calls this script.
WAN=ath0
echo WIFI == $WIFI
echo LAN == $LAN
echo WAN == $WAN

iptables -A forwarding_rule -i $WAN -o $WIFI -j ACCEPT
iptables -A forwarding_rule -i $WIFI -o $WAN -j ACCEPT

# For forwarding LAN & WIFI in nodes
iptables -A forwarding_rule -i $LAN -o $WIFI -j ACCEPT

# For WIFI clients to connect to nodes.
iptables -A forwarding_rule -i $WIFI -o $WIFI -j ACCEPT

# For connecting a wired lan client of node 1 to wired lan client of node 2
iptables -A forwarding_rule -i $LAN -o $LAN -j ACCEPT

# WIFI needs to go to LAN ports, too!
iptables -A forwarding_rule -i $WIFI -o $LAN -j ACCEPT

# Masquerade all traffic to olsr net
iptables -t nat -A POSTROUTING -o $WIFI -j MASQUERADE
iptables -t nat -A POSTROUTING -o $LAN -j MASQUERADE

root@ETOILE2:~# vi /etc/dnsmasq.conf
AJouter:
dhcp-option=6,192.168.102.1
Et ajuster les DNS dans resolv.conf

root@ETOILE2:~# vi /etc/olsrd.conf
DebugLevel 0
IpVersion 4
AllowNoInt yes
Pollrate 0.1
TcRedundancy 2
MprCoverage 7
LinkQualityFishEye 1
LinkQualityWinSize 100
LinkQualityDijkstraLimit 0 6.0
LinkQualityLevel 2
UseHysteresis no

Hna4
{
192.168.103.0 255.255.255.0
192.168.203.0 255.255.255.0
}

Interface "ath1"
{
HelloInterval 4.0
HelloValidityTime 72.0
TcInterval 3.0
TcValidityTime 216.0
MidInterval 12.0
MidValidityTime 216.0
HnaInterval 12.0
HnaValidityTime 72.0
}

LoadPlugin "olsrd_httpinfo.so.0.1"
{
PlParam "port" "8080"
PlParam "Net" "192.168.0.0 255.255.0.0"
PlParam "Net" "10.97.2.0 255.255.255.0"
}

LoadPlugin "olsrd_dyn_gw.so.0.4"
{
PlParam "Interval" "40"
PlParam "Ping" "193.43.210.154"
}

LoadPlugin "olsrd_nameservice.so.0.3"
{
PlParam "name" "etoile3"
PlParam "suffix" ".lan"
PlParam "hosts-file" "/etc/hosts"
}

Une fois ces fichiers à jour rebooter. Si un boitier ayant reçu la même configuration est proche, il fera parti du même groupe WIFI mesh

Se le noeud est instable (ce arrive à cause de la gestion wifi simultanée du mesh et de l'AP)
Ajouter un reboot régulier à /etc/init.d/custom-user-startup

# reboot every 2 hours
(sleep 7200; reboot)&


Références:
http://www.e-bulles.be/bubble/Kamikaze
http://wiki.openwrt.org/OlsrMeshHowto
http://wiki.x-wrt.org/index.php/Kamikaze_Installation
http://www.toulouse-sans-fil.net/wiki/Kamikaze

http://www.fon.com/fr/

mercredi 21 mai 2008

Lettre d'une prof en colère

Je suis un professeur d'histoire-géographie de 30 ans, enseignant dans un lycée d'Indre-et-Loire, non syndiqué et qui a fait grève pour la première fois de sa carrière cette année. Nous ne travaillons - comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs - « que » 18 heures par semaine devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline.
Cela fait 18 fois 2,5 soit 45 heures hebdomadaires. Je suppose, qu'intérieurement, vous vous dites:
« vous avez les vacances pour compenser ».
Ces chères vacances qui font de nous des privilégiés ! Certes, il est vrai que nous avons 10 jours en février, 10 jours en avril, 10 jours à Noël, 5 jours aux vacances de la Toussaint (en réalité 8 jours mais nous travaillons 3 jours de plus en juillet pour compenser), cela fait 35 jours de congés payés. Aujourd'hui avec les 4 semaines de congés payés et les RTT, beaucoup de salariés ont autant de congés si ce n'est plus ! Or, nous, enseignants, pendant ces 35 jours de congés payés, souvent, nous corrigeons nos copies ou préparons nos cours. Vous répondrez: « oui mais vous avez 2 mois en été ».
Ces fameux deux mois d'été, il faut le savoir, ne nous sont pas payés : notre grille de salaire fut fixée en 1850 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau BAC+3, mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaire, puis le résultat fut divisé par 12 (afin de recevoir un salaire chaque mois).
Pensiez-vous vraiment que l'on nous payait à rien faire durant deux mois ?
Non ! En résumé nous travaillons 45 heures par semaine, payés environ 1660 euros par mois, avec 35 jours de congés payés. Les événements de ces derniers jours, voire de ces derniers mois m'ulcèrent. Certains politiques détournent le débat sur le service minimum à l'école, pour s'attirer la sympathie des parents d'élèves qui, eux, travaillent toute la journée.
Pensez-vous vraiment, chers lecteurs, que le service minimum soit au centre de nos revendications ? Bien sûr que non ! Le seul aléa, c'est que nos «vraies » revendications sont tues, étouffées avant qu'elles ne vous parviennent. D'où cette lettre, qui, je l'espère, arrivera jusqu'à tous les parents d'élèves.

52 heures par semaine et classes de 40 élèves
Premièrement, notre principale revendication c'est la lutte contre la suppression des postes, certes, la « quantité ne fait pas la qualité », mais dans mon établissement, nous avons perdu 2 postes de professeur d'histoire-géographie en 2 ans, alors que la perte d'effectifs ne s'élève qu'à 40 élèves. Pourquoi ces suppressions de postes générales à tous les
disciplines et à tous les établissements ? Il s'agit de répartir les heures entre les professeurs restants afin qu'ils fassent 21 heures ou 22 heures de présence devant les élèves, soit plus de 52 heures de travail hebdomadaire !
Qui pourrait tolérer cela ?
Une autre solution serait d'augmenter les effectifs de chaque classe, les classes à 40 élèves deviendront monnaie courante. J'ai donc une proposition à faire à tous les enseignants qui liront ce courrier. Etant donné que nous ne sommes pas rémunérés pour les mois de juillet et août, ne faisons rien, pas de préparation de cours ni de renouvellement de nos connaissances durant l'été. Ensuite, pendant nos « petites vacances » qui sont nos congés payés communs à tous les salariés, reposons-nous: pas de copies ni de cours à préparer. Et surtout, à partir du mois de septembre, travaillons réellement 35 heures par semaines.
Personnellement, je suis prête à fournir au ministre de l'éducation mon emploi du temps semaine par semaine indiquant mes 35 heures de travail réalisées, préparation des cours et corrections de copies inclus. Mais je tiens à vous prévenir que si les enseignants travaillaient réellement « que » 35 heures par semaine, les cours ne seraient pas toujours prêts à temps, les copies seraient rendues très longtemps après les devoirs (un paquet de lycée c'est 4 heures de correction, actuellement je corrige 20 h toutes les 2 à 3 semaines), les brevets blancs et bacs blancs seraient moins nombreux, etc.

Vers le système anglo-saxon
Vous allez répondre que l'on contribuera dès lors à détériorer notre système éducatif déjà si mal en point ! Notre système n'est pas si mal en point que l'on veut vous faire croire. Les professeurs de vos enfants sont parmi les mieux formés du monde, les concours du CAPES et de l'agrégation sont parmi les plus difficiles à réussir. Mais le ministre de l'éducation veut remplacer ces professeurs compétents qu'il faut rémunérer à leur juste valeur (minimum BAC + 3) par des intérimaires, des vacataires sans diplômes et moins bien payés. Il veut copier le système anglo-saxon, où un professeur enseigne plusieurs disciplines avec pour seules compétences son niveau BAC !

Après tout, à quoi cela sert-il qu'un prof de langue étudie 3 à 4 ans à l'université une langue étrangère, se rende dans ce pays pour se familiariser avec le mode de vie et dispense ensuite son savoir aux élèves alors qu'en Angleterre avoir appris l'espagnol au lycée suffit à avoir les compétences pour l'enseigner. On vous parle sans cesse « d'échec scolaire »,
mais ce « pseudo échec scolaire » n'est pas le fait des enseignants, au contraire ces derniers limitent « la casse ». Je m'explique: le gouvernement souhaite absolument que 80% d'une classe d'âge obtiennent le BAC. Tans pis si un élève de 3ème rêve d'être plombier. Les recommandations données et « imposées » aux professeurs principaux de 3ème sont claires, il faut faire passer en 2nde générale et technologique. Les places en BEP ou CAP sont d'ailleurs peu nombreuses et seuls les meilleurs élèves sont acceptés. Les autres vont en 2nde, quitte à échouer après. Les enseignants rencontrent les parents, expliquent les différentes voies empruntables par les élèves qui ne souhaitent pas aller au lycée, mais le discours est tellement bien formaté et martelé que chacun imagine la voie professionnelle comme un échec.
D'autre part, les établissements ont des « quotas » de redoublants à ne pas dépasser. Tans pis si un élève aurait pu consolider des acquis fragiles en redoublant (car redoubler c'est une 2nde chance, ce n'est pas une sanction).

« Nous passons pour des bouffons »
A cela s'ajoute le manque de sanction. Combien de parents n'ont-ils pas entendu leurs enfants raconter qu'ils n'ont pas pu avancer dans tel ou tel cours car certains élèves faisaient « le bordel » ? Or, un enseignant peut difficilement exclure un élève de cours sous peine d'être déconsidéré par sa hiérarchie, des exercices supplémentaires peuvent être donnés mais s'ils ne sont pas réalisés, que faire ? Coller ? Oui, c'est une solution mais dans de nombreux établissements il n'y a pas assez de personnels ou d'heures rémunérées pour surveiller les colles du mercredi.
Exclure ? Pourquoi pas ? Mais les chefs d'établissements y sont souvent réfractaires car l'exclusion définitive les met en situation d'échec vis-à-vis du rectorat. Nous faisons grève pour nous faire entendre mais nous apparaissons comme des « bouffons » dont on se joue. Nous ne bloquons aucune production, nous ne prenons pas de voyageurs en otage, nous ne bloquons pas les routes et, de ce fait, le gouvernement a raison de rigoler et d'attendre que l'on ait fini nos « petites manifs ». Maintenant il y a toujours la solution de « bloquer » la production, notre production étant pour nous l'éducation et le savoir. Rien n'est plus facile que de faire grève durant les épreuves du BAC et brevet, ou pire encore, travailler 35 heures par semaine, car à partir de ce moment il n'est pas dit que vos enfants aient acquis toutes les compétences nécessaires à la réussite de leurs examens, étant donner que pour faire que 35 h nous devront donner des QCM à la place des compositions, que nous ne pourrons plus préparer d'examens blancs, car trop longs à corriger. Si tel était le cas nous serions très loin d'atteindre 80 % de réussite au BAC ! Peut être que le gouvernement attend de constater qu'avec ses réformes imposées et contre-productives, la cuvée 2009 du BAC ne représentera que 50 % des candidats.
Chers lecteurs, j'espère que ce courrier vous permettra de vous forger votre propre opinion, tout en vous détachant du bourrage de crâne gouvernemental et médiatique qui ne tend qu'à masquer la réalité des problèmes et revendications. Rien ne vous empêche d'aller interroger directement les professeurs de vos enfants, ils sauront vous renseigner sur la réalité du système éducatif français. Je terminerai en précisant que jamais en classe nous ne critiquons tel ou tel corps de métier, alors je ne comprends pas pourquoi certains élèves arrivent en classe avec un discours méprisant envers les enseignants, discours véhiculé par les parents alors que ces derniers ne savent rien de la réalité de nos conditions de travail.

Elisabeth, Tours

mardi 20 mai 2008

Problème de remplacement des accents avec sed lancé en cron

Voila un problème qui m'a donné du fil à retordre... Autant que ça serve.
Pour détecter les titres des chansons des albums copiés sur zicmama et corriger les tag mp3, il fallait pouvoir travailler sans accents.
Une solution rapide consiste à utiliser sed pour remplacer tout ça:

sed 'y/äàáâçéèêëîíïôöùüÂÀÇÉÈÊËÎÏÔÖÙÜ/aaaaceeeeiiioouuAACEEEEIIOOUU/'


Super! Mais ça ne marche pas dès qu'on veut l'exécuter par un cron ;(
La solution, scinder tout cela en:

sed -e 's/ä/a/g' -e 's/à/a/g' -e 's/á/a/g' -e 's/â/a/g' \
-e 's/ç/c/g' \
-e 's/é/e/g' -e 's/è/e/g' -e 's/ê/e/g' -e 's/ë/e/g' \
-e 's/î/i/g' -e 's/í/i/g' -e 's/ï/i/g' \
-e 's/ô/o/g' -e 's/ö/o/g' -e 's/ù/u/g' -e 's/ü/u/g' \
-e 's/Â/A/g' -e 's/À/A/g' -e 's/Ç/C/g' \
-e 's/É/E/g' -e 's/È/E/g' -e 's/Ê/E/g' -e 's/Ë/E/g'\
-e 's/Î/I/g' -e 's/Ï/I/g' -e 's/Ô/O/g' -e 's/Ö/O/g' -e 's/Ù/U/g' -e 's/Ü/U/g'


Maintenant ça marche ;)

lundi 19 mai 2008

Ftp Drive

Accéder à son espace ftp depuis un disque windows



FTP Drive - program, that allow working with FTP for those programs, that don't know what is FTP.

Emulates logical drive, where selected FTP servers are mounted as folders

Usefull fot example for viewing films, listening files directly from FTP server without pre-downloading whole file.

This is achieved by emulation of virtual drive, on which FTP servers are placed on the Native NT API level.

Both unsecured and secured by SSL/TLS FTP connections supported

FTP drive completely implements read operations for FTP files

FTP drive partially implements write operations for FTP files (see 'How to use')

FtpDrive can intercept opening ftp:// links from other applications -
simple press Ctrl key while opening ftp:// path and it will be opened
on FtpDrive

FTPDrive can work under Windows 2000/XP/2003/Vista

FTP Drive is compatible with many applications, except those, that uses own drivers to access files

FtpDrive can cache directories structure and read files data.
Directories structure stored in memory, cached files resides in
%TEMP%\FtpDrive.tmp\ directory. You can change caching settings (see
following section)


Download

mardi 6 mai 2008

Webfolder pour firefox

In the past, users of Firefox who needed to access WebDAV servers only had
one choice:
Julian Reschke's OpenWebFolder extension which hooks into Microsoft's
WebDAV component and thus only works on Windows.

Now there is a second choice:
Under my guidance, a team of three undergraduate students (Ayse Sabuncu,
Benjamin Schuster, and Ryan McLelland) from the Department of Computer
Science at the Johns Hopkins University has developed a new,
cross-platform WebDAV extension called WebFolder.
The extension, developed for their Senior Design Project course
(http://www.cs.jhu.edu/~phf/2007/fall/cs392/), implements the full class 2
WebDAV protocol (including locking) in JavaScript and runs on any platform
supported by recent versions of Firefox.
The extension is available at http://webfolder.mozdev.org/

Pas encore trouvé la doc... Si quelqu'un trouve?